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SuisseLes jeunes étrangers commettent moins d’infractions que les adultes

Une étude publiée ce mardi par l’Office fédéral de la statistique indique que les adultes étrangers représentent 57,8% de tous les adultes condamnés en 2019. Les jeunes étrangers ont par contre commis moins d’infractions que la moyenne.

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ATS/NXP
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L’OFS précise que les chiffres publiés mardi ne «prouvent pas l’existence d’un lien de causalité entre nationalité et comportement condamnable». (Photo d’illustration)

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les jeunes étrangers ont moins été condamnés que la moyenne en 2019, les adultes avec un passé migratoire en revanche davantage. Par origine, les personnes originaires d’Afrique du sud-ouest sont en tête de la statistique.

40% des infractions au code pénal concernent des jeunes étrangers, un taux en dessous de la moyenne, selon les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Pour la loi fédérale sur la circulation routière, 29,3% des infractions ont été commises par des jeunes étrangers et pour celles concernant la loi sur les stupéfiants, le taux est de 25,2%.

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Les adultes étrangers s’en tirent statistiquement moins bien. De tous les adultes condamnés en 2019, les étrangers représentent 57,8%. Pour la loi sur les stupéfiants, les adultes étrangers sont responsables de 57,9% des infractions et pour la loi sur la circulation 52%.

Plusieurs nationalités représentées

Les nationalités les plus concernées sont celles des pays d’Afrique du sud-ouest, qui récoltent le taux de charges le plus élevé, avec 30 pour mille – c’est-à-dire que sur 1000 personnes originaires de ces pays, 30 ont commis une infraction. Les personnes originaires des pays de l’ouest de l’Afrique arrivent à la seconde place avec un taux de 21,7 pour mille.

Ils sont suivis par les Jamaïcains (20,5), les Haïtiens (19), les immigrants de la République dominicaine et du Yémen (17,7) et par les Sud-africains (17,6). Les Nord-africains se placent au 8e rang, alors qu’ils étaient à la 3e place lors du dernier relevé.

Les immigrants de l’ancienne Yougoslavie ont vu leur taux de charge diminuer à 7,6 pour mille, soit 0,3 pour mille de moins que l’année précédente.

Les ressortissants Britanniques et Canadiens (1,2), Américains (1,4) ainsi que Suédois et Néerlandais (1,6) sont parmi les moins représentés. Ce sont les personnes de nationalité indienne qui ont le taux le moins élevé de condamnations à 0,9 pour mille. Les Suisses ont, quant à eux, un taux de 2,6 pour mille.

Mise en garde de l’OFS

L’OFS met en garde contre les conclusions hâtives et précise que ces chiffres ne «prouvent pas l’existence d’un lien de causalité entre nationalité et comportement condamnable». Les niveaux de richesse ou d’éducation sont des facteurs qui n’ont pas été pris en compte dans l’étude statistique.

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Au niveau de la comparabilité des résultats, l’OFS souligne que «pour comparer les chiffres relatifs aux personnes condamnées selon la nationalité, il faut connaître l’effectif de chaque groupe et de nationaux se trouvant en Suisse».